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Le Pays d'Othe, ses vergers, son cidre plein
de vie...
Les
tout premiers habitants de l'Aube avaient élu domicile dans cette région
restée naturelle et belle. Les silex taillés qu'on a retrouvés un peu
partout dans le
Pays d'Othe attestent que les hommes y ont vécu et prospéré
à l'abri d'immenses forêts. Aujourd'hui, aux confins de l'Aube et de
l'Yonne, ce pays tout en rondeur, plein de douceur, fait encore figure
de petit paradis terrestre. Il offre d'interminables balades, à pied,
à VTT ou à cheval sous les futaies de chênes rouges,
de sycomores, d'érables, de hêtres ou bien encore de merisiers. Il offre
à découvrir, au détour des vallées, des villages typiques faits
de maisons couleur brique. Il fait bon y flâner et s'y rafraîchir à l'ombre
d'un clocher ou d'un vieux lavoir. On peut en profiter pour déboucher
une bonne bouteille de cidre fermier, ambré et pétillant à souhait.
Car ici les vergers regorgent de fruits colorés. Les pommes
ont conservé le goût
de l'authenticité. À l'automne, la tradition de la pressée à l'ancienne
est respectée et la fête bat son plein.
OFFICE
DE TOURISME DU PAYS D'OTHE - VALLEE DE LA VANNE Nogentais
: la vie de château
C'est
la terre du romantisme par excellence : le bucolique Nogentais, pays de champs blonds, a
donné lieu à de célèbres aventures, à des amours éternelles. Héloïse
et Abélard ne s'y étaient pas... trompés. Au sud-est de Nogent-sur-Seine,
en 1129, ils vinrent fonder l'abbaye du Paraclet. Certes, les
deux amants furent longtemps séparés, mais c'est là qu'ils se retrouvèrent
unis dans la mort pendant sept siècles, avant que la Révolution ne les
conduise au Père-Lachaise, à Paris. Où ils sont restés inséparables. Gustave
Flaubert, avec la même ardeur, a, lui, décrit Nogent-sur-Seine qu'il
fréquenta assidûment, dans l'un de ses plus célèbres romans, l'Education
sentimentale. À une poignée de kilomètres à l'ouest de Nogent, le
château de la Motte Tilly a servi de décor au réalisateur Milos
Forman, venu y tourner
quelques scènes du libertin Vermont de Laclos. Il faut dire que
ce château XVIIIe, avec son élégance, la richesse de ses décors
et ses vastes jardins à la française avait tous les atouts pour
séduire...
C’est dans cette région aussi que naquit Alfred Boucher, sculpteur
accompli. Contemporain de Rodin et de Camille Claudel, il fut un
grand humaniste, défenseur des artistes sans le sou.
Quelques-unes des œuvres du fondateur de la Ruche, à Paris, sont à
découvrir au musée Paul Dubois-Alfred Boucher de Nogent-sur-Seine.

Les étonnantes églises
en pans de bois du Nord-Est aubois
Sur la route des Églises accueillantes de l'Aube,
un petit périple conduisant de Bailly-le-Franc à
Lentilles, en passant par Mathaux, Chauffour-lès-Bailly
ou Soulaines-Dhuys, permet d'admirer un patrimoine unique en
France d'églises à colombages. Elles ne sont pas sans rappeler
les célèbres églises en bois debout norvégiennes. Comme elles, elles sont
touchantes d'élégance et de modestie. Comme elles, elles
ont traversé les âges sans dommage. Faites simplement de bois et
de torchis (comme les maisons de village) parce que la pierre était
denrée rare dans le Nord-Est aubois, ces églises vous étonneront par le
talent qu'ont déployé les charpentiers champenois en les bâtissant. Ils
ont manié avec un art consommé du travail bien fait les entretoises,
les mortaises, les chevilles et les bardeaux en écailles
de châtaignier ou d'acacia... À ne pas manquer !
Profitez de votre balade dans le Nord-Est Aubois pour flâner du côté
de Soulaines.
La “Venise verte” de l’Aube est une bourgade pleine de charme et
de mystère. La résurgence de la Dhuys, donnant naissance à un cours d’eau
au milieu même de la commune ne manquera pas de vous étonner.
Pour en savoir plus, connectez vous sur :
Point I de Soulaines
Dhuys

Clairvaux : l'oeuvre de saint-Bernard et des cisterciens
Bernard de Clairvaux, qui fut au Moyen Âge
l'un des personnages les plus influents de l'Occident
chrétien, avait choisi un endroit reculé, une forêt profonde, pour y fonder
sa première abbaye. Vous la découvrirez,
immuable, à quelques kilomètres seulement, au
sud de Bar-sur-Aube, là même où celui qui devint saint-Bernard
avait trouvé le lieu propice à l'élévation de l'esprit, à l'expression
de la foi dans le travail et la plus extrême simplicité. Aux premiers
moines, venus comme lui de Cîteaux, se joignirent d'autres défricheurs.
Ils marquèrent durablement de leur empreinte cette verdoyante région,
y creusant des étangs, y créant des granges et des forges. Ils ont façonné
les paysages et laissé dans nombre de villages des témoignages de l'économie
cistercienne. Un modèle d'organisation. Quelques-unes des richesses
de leur patrimoine, symboles de l'architecture monacale subsistent.
Elles valent le détour. Et une visite de l'abbaye, fondée en 1115,
étendue et remaniée jusqu’au XVIIIe siècle (époque où elle devint prison),
s'impose. Rendez-vous à l'Hostellerie des Dames, siège de l'association
Renaissance de l'abbaye de Clairvaux.
Plus d'information sur L'abbaye de Clairvaux

Bayel : la plus pure tradition du cristal
Bayel
rime avec industriel. Son cristal sonne comme royal
! Bayel n'est pas un village tout à fait comme les autres. La commune,
située sur une boucle de l'Aube, possède un riche passé et parvient
à perpétuer la tradition des verriers. À la cristallerie, de génération
en génération, on se passe le flambeau avec une belle abnégation pour
produire des pièces touchant à chaque fois à la perfection. Si
le travail du verre remonte ici à l'an 1300, environ, tout commence
véritablement en 1666. Quant arrive Jean-Baptiste Mazzolay.
Celui-ci est Vénitien. Il apporte dans ses bagages le secret des maîtres
de Murano. Il séduit Louis XIV avec l'éclat de ses réalisations.
Le Roi Soleil ordonne alors à Colbert de lui accorder par
lettre patente la création d'une Manufacture royale à Bayel, à
charge pour le talentueux verrier d'approvisionner Versailles en
cristaux... Visitez la boutique attenante à la manufacture.
VILLE
ET OFFICE DE TOURISME DE BAYEL
Chaource
: la crème des fromages
Chaource
est une jolie bourgade située aux sources de l'Armance, dans un
pays de bocage. C'est
le pays des gastronomes. Il est connu loin à la ronde pour son
fromage au lait de vache, moulé à la louche. Classé en appellation
d'origine contrôlée, ce délicieux fromage est reconnaissable à sa
croûte fleurie, à sa pâte moelleuse et à son goût inimitable. Croquez
dans cette gourmandise et découvrez, au coeur du village, le musée
du fromage. On y remonte le temps à travers des objets rares, témoignages
de métiers aujourd'hui disparus.
Il faut aussi, à Chaource, pousser le porche de son église-musée.
Vous verrez que la commune possède une riche statuaire datant du XVIe
siècle. Dans la crypte de cette église Saint-Jean-Baptiste, la
Mise au tombeau, un groupe de statues, est un chef-d'oeuvre parmi
les chefs-d'oeuvre. Les amateurs d'art du monde entier viennent l'admirer.
Qu'ils soient croyants ou non, tous cherchent à percer le mystère du talentueux
et anonyme Maître de Chaource. Celui qui fit jaillir l'émotion
de la pierre.
OFFICE
DE TOURISME DE CHAOURCE
Brienne-le-Château : les premiers pas de Napoléon

Les vieux livres d'histoire ont illustré la jeunesse
militaire de Bonaparte avec une image, non pas d'Epinal, mais de
Brienne-le-Château.
Cette image représente la fameuse bataille de boules de neige que le futur
petit caporal, bientôt général, puis Empereur a livré dans la cour de
l'école briennoise, prouvant qu'il était déjà un fameux stratège
à l'âge de 10 ans. En fait Napoléon était plutôt un gamin timide et perdu
lorsqu'il arriva en 1779 de sa Corse natale pour étudier à l'école
des Minimes à Brienne. Il avait quitté la chaleur de son île pour
les rigueurs climatiques de la Champagne et la rudesse éducative des religieux
de l'ordre de Saint-Benoit à qui on l'avait confié. Auprès d'eux,
il prépara l'Ecole militaire de Paris et son entrée dans les armes.
Les cinq années de sa vie passées à étudier à Brienne, avec ses professeurs
et ses quelques amis, sont retracées dans un musée qu'il faut visiter
: le musée Napoléon.
VILLE ET OFFICE DE TOURISME DE BRIENNE LE CHATEAU |