Héloïse et Abélard
L’oncle d’Héloïse, le chanoine Fulbert n’y comprend rien. Il n’y voit que deux choses : le déshonneur de sa nièce, la faute d’Abélard. Avec deux ou trois complices, il fait un jour interruption dans la chambre d’Abélard, pour lui faire subir l’horrible mutilation que l’on sait.
A Paris, et même en Europe, le drame ne fait sourire personne. Abélard est célébré comme un martyr, et la renommée de son enseignement ne fait que croître.
Abélard prononce ses voeux en 1119 ; Héloïse entre dans un couvent, après avoir mis au monde un garçon nommé Astrolabe.
C’est en 1129 qu’Abélard fonde l’abbaye du Paraclet dans l’Aube (près de Nogent sur Seine), à l’emplacement d’un oratoire qu’il avait créé et nommé « Paraclet » - le nom de la troisième personne de la Trinité. Héloïse en sera la première abbesse.
Quand meurt Abélard à Cluny en 1142, Héloïse fait transporter son corps au Paraclet.
Elle le rejoindra dans son tombeau en 1164.
Les deux amants ont reposé sept siècles dans l’église du Paraclet avant que la Révolution ne les ramène à Paris dans une sépulture commune.

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