
La maison de famille existe toujours, c’est une ancienne maison bourgeoise au coin de la rue de l’Auditoire et de la rue Saint Epoing.
C’est sans doute parce qu’il connaissait bien cette petite ville sur les bords de Seine qu’il en a fait un des pivots de son roman L’Education Sentimentale.
Ainsi 7 chapitres sur les 17 que compte le roman sont consacrés en partie ou en totalité à Nogent sur Seine. L’Education Sentimentale a pour cadre la ville, ses monuments, ses paysages et ses habitants. Il y consacre de longues descriptions si précises qu’elles sont à la fois de précieux témoins historiques et une invitation à la découverte du patrimoine nogentais. Livre en main on peut ainsi parcourir la ville et y retrouver le décor choisi par l’auteur pour l’exil provincial de son héros, Frédéric Moreau. Dans le vieux quartier de la Pêcherie, on trouvera par exemple la Maison de la Turque. Une vieille demeure en pans de bois qui tient une place clé dans le roman.
Flaubert en a fait une maison qui fascine son héros.
Le jardin de Monsieur Roque, sur les bords de Seine, est le coin de Nogent qui a eu droit à la plus longue et plus précise description.
Mais aussi l’hôtel du Cygne de la Croix. C’est avec l’église Saint Laurent un des rares lieux décrits par Flaubert qui soient demeurés intacts.
Quelques personnages du livre sont des Nogentais réels ou fictifs, en particulier Louise Roque cette jeune provinciale attachée passionnément à Frédéric Moreau. Mme Moreau, la mère de Frédéric habite également Nogent.
Sur la fin de sa vie, Flaubert reprendra le chemin de l’Aube pour rendre visite à sa correspondante et amie Mme Roger des Genettes habitant à Villenauxe la Grande.